Boloungou, est un petit village situé à 30 km de la ville de Moussoro, chef-lieu de la province du Barh el-Gazal au Tchad. Ce village où cohabitaient autrefois agriculteurs et éleveurs subit le changement climatique et se retrouve aujourd’hui à la porte du désert. Adam Moussa 62 ans voit sa vie transformée grâce à une initiative de SAHKAL, une Organisation Non Gouvernementale (ONG) Nationale qui œuvre inlassablement pour stopper l’avancée du désert et restaurer les écosystèmes du Tchad, un pays du sahel qui lutte contre la déforestation et la désertification.
Un village en crise
Ce village qui fait face au désert était entouré autrefois d’espace cultivables. Aujourd’hui, les terres cultivables et arbressont rares. Remplacés par des dunes, des sols arides, cette situation a gravement impacté les conditions de vie de ses habitants. « Nos récoltes devenaient rares, l’eau était difficile à trouver, et les températures augmentaient de manière alarmante. L’avancée du désert est une réalité que nous vivions ici. J’ai perdu beaucoup d’espace cultivable à cause de l’ensablement ». Adam fait partie des familles qui se battaient quotidiennement pour subsister dans cette terre devenue hostile. Aujourd’hui, à l’instar des autres habitant du village, il reçoit l’appui de l’ONG SAHKAL pour la restauration des terres cultivables et l’autosuffisance alimentaire.
Une Nouvelle Espérance
En 2017, l’ONG nationale SAHKAL a lancé un projet ambitieux dans la Province de Moussoro visant à stopper l’avancée du désert avec la restauration des zones cultivables et la plantation des arbres comme brise-vent à la porte des villages. Plus de 22000 arbres indigènes et des semences ont été distribués aux populations vivant à la porte du désert. Saleh Brahim, est le coordonnateur de SAHKAL il appelle à la synergie d’action pour plus d’impact : « L’avancée du désert n’est pas un leurre, si nous ne faisons rien, beaucoup de villages vont disparaitre avec le temps. Avec peu de moyen nous avons essayé et aujourd’hui nous sommes rassurés que cette lutte portera de fruit et appelons d’autres partenaires de développement à nous rejoindre dans cette lutte ».
Pour la dynamisation de ce projet, SHAKAL est accompagné par les volontaires des plateformes des jeunes du Bar El-Gazal. Formés et bien outillés pour accompagner les villageois sur les techniques de culture durable et la gestion des ressources naturelles.
Grâce à la volonté manifeste de l’ONG Sakhal, Adam a puit labourer son champ et voit une lueur d’espoir à travers cet accompagnement. « Aujourd’hui je suis dans ce grâce à SAHKAL comme vous pouvez le voir, je suis satisfait de l’évolution de mon champ. Nous avons expérimenté plusieurs cultures tels que le taro, le maïs, les légumes, le moringa et la récolte sera bonne. » Adam a rapidement pris le rôle de leader dans le projet de reboisement. Il se rendait au site de plantation avec un groupe de bénévoles, dont beaucoup étaient des jeunes du village. Avec une détermination sans faille, elle participait à la préparation du sol, à la plantation des jeunes arbres, et à l’entretien des sites reboisés. Elle a également pris en charge l’organisation de sessions de formation pour les autres villageois, partageant les connaissances acquises pour assurer le succès du projet.
vec les autres membres de notre association nous avons commencé à enseigner aux membres de notre communauté des pratiques agricoles durables et à planter des arbres qui sont capables d’arrêter l’avancée du désert et préserverl’humidité du sol et améliorer la fertilité. Ce travail nous le faisons avec des moyens limités que nous donne l’ONG Sahkal mais porte déjà des fruits ».
En l’espace de quelques années, les premiers signes de renouveau sont apparus. Les jeunes arbres ont commencé à croître, apportant de l’ombre et réduisant l’érosion du sol. Les eaux souterraines ont commencé à se régénérer, ce qui a conduit à une amélioration de la disponibilité de l’eau pour l’agriculture et la consommation. Les cultures ont retrouvé leur vigueur, et les récoltes ont commencé à augmenter.
La transformation de Salal a été spectaculaire. Les sols autrefois arides ont retrouvé leur fertilité, et les températures ont commencé à se stabiliser. Les jardins communautaires ont fourni des légumes frais et des fruits, améliorant la nutrition des habitants.
L’Héritage d’Adam
Le travail de l’ONG SAHKAL a eu un impact profond sur les communautés des villages.Non seulement les conditions de vie se sont améliorées, mais le projet a également insufflé un nouvel esprit de collaboration et de solidarité parmi les villageois. Adam et ses amis sont désormais reconnus comme des figure sinspirantes, et leur histoire est devenue un symbole d’espoir pour d’autres communautés confrontées à des défis similaires. « Je remercie l’ONG Sahkal pour son assistance qui nous redonne espoir. Tout n’est pas perdus, la vie peut renaitre dans le désert mais nous n’arrivons pas couvrir à tous les villages, nous lançons un appel aux aux organisations internationale d’appuyer cette initiative de Sahkal pour redonner sourire à nos population ».
En dépit de cet engagement, le travail est immense reconnait Saleh le coordonnateur de L’ONG Sahkal : « Nous avons essayé est un projet pilote et nous sommes satisfaits de voir la vie des populations transformées de manière graduelle. Les intrants que nous avons partagés ont réellement eu un impact positif sur les communautés. « Ce projet de renforcement de la résilience conduira à l’autosuffisance alimentaire. Nous ambitionnons étendre cette approche dans toutes les parties du Tchad menacées par le désert mais les ressources que nous disposons ne sont pas conséquentes c’est pourquoi nous lançons un appel aux organisations qui lutte contre la désertification de se joindre à nous pour cette noble cause ».
Le projet de Sahkal a prouvé que des changements positifs sont possibles même dans les conditions les plus difficiles, grâce à l’engagement passionné des individus et organisations. L’histoire d’Issaka montre que les actions locales peuvent avoir des répercussions significatives sur l’environnement et le bien-être des communautés.







